Biographie Jean sarkozy

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Jean Sarkozy (Jean Sarközy de Nagy-Bocsa à l’état-civil français), né à Neuilly-sur-Seine le 1er septembre 1986, est un homme politique français. Membre de l’UMP, il est conseiller général des Hauts-de-Seine pour le canton de Neuilly-sur-Seine-Sud depuis le 16 mars 2008, et dirigeant du groupe UMP-Nouveau Centre-divers droite du conseil général, depuis le 16 juin 2008.

Biographie de Jean Sarkozy

Enfance de Jean sarkozy

Second fils issu du mariage de Nicolas Sarkozy et de Marie-Dominique Culioli, Jean naît en 1986, un an après son frère, Pierre. Baptisé, Jean a pour parrain Brice Hortefeux et pour marraine Isabelle Balkany. Ses parents se séparent en 1989 et divorcent en 1996. Durant ces huit années de séparation, son père vit avec sa nouvelle compagne Cécilia Ciganer-Albéniz et voit régulièrement Pierre et Jean qui sont élevés par leur mère, atteinte d’un cancer en 1992.

Études de Jean Sarkozy

En 1997, Jean Sarkozy entre au collège Notre-Dame de Sainte-Croix puis en 2001 au lycée Pasteur, tous deux situés à Neuilly-sur-Seine. Il obtient par la suite son baccalauréat littéraire avec une mention bien en 2004.

En septembre 2004, il entre en classe préparatoire (hypokhâgne) au lycée Henri-IV mais il abandonnât à la fin de la première année. En septembre 2005, il entre en classe préparatoire ENS Cachan au lycée Turgot à Paris qu’il échoue.

En 2005-2006, il suit des cours de comédie, auprès de Jean-Laurent Cochet.

En septembre 2006, il s’inscrit à l’université Paris 1 pour suivre des études de droit comme sont père. Il valide sa première année, et redouble 2 fois sa deuxième année. Après l’obtention d’une dérogation en septembre 2009, il recommence pour la troisième fois sa deuxième année, par correspondance.

En 2008, Philippe Hersen propose à Jean Sarkozy de jouer Oscar aux côtés de Sophie Tapie, fille de Bernard Tapie. Jean Sarkozy fini par y renonce.

Vie privée de Jean Sarkozy

Le 10 septembre 2008, il épouse Jessica Sebaoun-Darty, à Neuilly-sur-Seine, qu’il connaissait depuis le lycée.

Carrière politique de Jean Sarkozy

Parallèlement à ses études universitaires, Jean Sarkozy s’implique dans la politique locale de Neuilly-sur-Seine. Suite à la publication dans Le Figaro d’un sondage confidentiel défavorable au porte-parole de l’Élysée David Martinon face à Jean-Christophe Fromantin lors de la campagne des élections municipales de mars 2008, Jean Sarkozy et les deux principaux colistiers de David Martinon révisent leur positionnement. Ils décident de ne plus soutenir leur tête de liste. Le lendemain, David Martinon se retire de la course puis remet également sa démission, qui est refusée, de son poste de porte-parole de l’Élysée. Le 12 février, la liste du candidat divers droite Jean-Christophe Fromantin, ne comprenant pas Jean Sarkozy, reçoit le soutien de l’UMP. Cette dernière liste obtient la majorité des voix à l’élection.

Jean Sarkozy est élu lors des élections cantonales des 9 et 16 mars 2008 à Neuilly-sud (Hauts-de-Seine) et devient le plus jeune conseiller général de France jusqu’à ce que Clara Dewaele devienne à 21 ans, conseillère générale du canton de Morteaux-Coulibœuf (Calvados) en septembre de la même année.

Le 16 juin, Jean Sarkozy est élu président du groupe UMP-Nouveau Centre-divers droite du conseil général des Hauts-de-Seine. Cette candidature « surprise » à l’assemblée départementale est intervenue alors que les tractations à la présidence du groupe UMP étaient bien avancées au profit d’Hervé Marseille, conseiller général et maire Nouveau Centre de Meudon, soutenu par le président du conseil général des Hauts-de-Seine Patrick Devedjian. Pour succéder à la tête du groupe à Jean-Jacques Guillet, député et maire (UMP) qui ne peut pas cumuler les mandats, et après quelques négociations pour préserver l’unité de la majorité présidentielle, Jean Sarkozy obtient la présidence du groupe alors que le candidat annoncé n’obtient que la vice-présidence.

En octobre 2009, les médias annoncent que Jean Sarkozy pourrait accéder à la présidence de l’Établissement public pour l’aménagement de la région de la Défense (EPAD), pour succéder à Patrick Devedjian, qui est atteint par la limite d’âge du poste fixé à 65 ans à défaut d’une prolongation de deux ans de son mandat par le gouvernement. Cet organisme est en charge de l’aménagement urbain et de l’attribution des marchés immobiliers au sein du quartier d’affaires de La Défense. Hervé Marseille (Nouveau Centre ), un des administrateurs de l’établissement public, aurait remis sa démission afin de permettre l’arrivée de Jean Sarkozy à l’EPAD. La désignation du président aura lieu le 4 décembre. À l’annonce de cette potentielle présidence, l’opposition politique regrette que les choix se tournent vers un « si jeune homme » « sans aucune compétence particulière », à savoir « le fils du président de la République », pour « devenir le président d’un établissement public avec un (tel) budget ». Elle dénonce la « concentration du pouvoir dans les mains d’un clan ». Les critiques portent sur l’absence évidente de diplôme universitaire et d’expérience professionnelle. Elles rejoignent celles de Patrick Jarry, maire de Nanterre, et de Jean-Paul Huchon, président de la région. Le quotidien Libération parle de « népotisme », terme utilisé par des journaux étrangers. Une pétition en ligne d’un conseiller municipal de Puteaux Christophe Grébert (Mouvement Démocrate) contre cette nomination a reçu plus de 93 000 signatures. La polémique agite la blogosphère et les réseaux sociaux avec notamment le lancement du mème « #jeansarkozypartout » sur twitter par Florent Latrive de Libération. Pour les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, cette affaire relève du « népotisme de nouveau riche » car Nicolas Sarkozy « brûle les étapes dans son ambition de créer une lignée ».

Selon des personnalités de la majorité comme François Fillon ou Jean-François Copé, Jean Sarkozy tire sa légitimité de son élection au conseil général. Ils comparent son cas à celui de Martine Aubry, fille de Jacques Delors. Or comme le fait remarquer Arnaud Montebourg, la carrière de la première secrétaire est sans commune mesure avec celle de Jean Sarkozy. Thierry Solère, vice-président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine, déclare : « Quand vous êtes l’enfant d’un pianiste de grand talent, ce n’est pas étonnant que vous ayez vous même des aptitudes et si vous êtes le fils de Zidane, que vous jouiez bien au foot ». D’après Thierry Solère, la précocité de Jean Sarkozy s’explique car il est le fils d’un « génie politique ». Pour Luc Chatel et Henri Guaino, sa filiation avec le président de la République ne lui donne pas ni lui retire des droits. Des députés de la majorité sont toutefois inquiets des retombées potentielles de cette affaire sur l’opinion publique et l’électorat. Interviewé à la télévision sur la chaîne France 3 le 13 octobre 2009, Jean Sarkozy déclare « J’irai jusqu’au bout ». Le 15 octobre 2009, Nicolas Sarkozy donne un entretien au Figaro dans lequel il déclare : « A travers cette polémique, qui est visé ? Ce n’est pas mon fils. C’est moi. »

Le 16 octobre 2009 paraît dans Le Parisien-Aujourd’hui en France un sondage du CSA montrant que 64 % des français sont hostiles à sa candidature à la présidence de l’EPAD.

Le 22 octobre 2009, Jean Sarkozy annonce dans le journal de 20h de France 2 qu’il renonce à présenter sa candidature à la présidence de l’EPAD : il déclare « Je ne veux pas d’une victoire qui porte le poids d’un tel soupçon. Je n’accepte pas que ce soupçon de favori, de passe-droit ou de traitement de faveur puisse peser. »

Jean Sarkozy est caricaturé depuis février 2008 par sa propre marionnette dans l’émission télévisée satirique Les Guignols de l’Info .

Affaires judiciaires de Jean Sarkozy

Lorsque  son père était ministre de l’Intérieur, avant l’élection présidentielle de 2007, le scooter de Jean Sarkozy est volé. Les médias peu de temps après révèlent que la police a diligenté une enquête avec d’importants moyens, notamment des tests ADN, pour rechercher les coupables.

Un automobiliste qui l’accuse de délit de fuite après un accident avec son scooter en juin 2006 le poursuit en justice. Jean Sarkozy est relaxé par le tribunal correctionnel le 29 septembre 2008, et l’automobiliste condamné à verser 2 000 € pour procédure abusive. La relaxe est confirmée le 9 avril 2009 par la cour d’appel de Paris qui annule en revanche l’amende pour procédure abusive.